Les différents types de cuir que l’on retrouve en maroquinerie

A l’époque de la slow-fashion, du recyclage des produits, de la réduction de notre consommation de matières premières et d’énergie, le « cuir végan » a tenté une apparition qui n’a pas manqué d’alerter les différents professionnels de la filière.

En effet, en septembre dernier, le Conseil National du Cuir (CNC) a tenu à ce que soit défendu l’appellation « cuir » face à la déferlante de cuirs de synthèse, végan, végétal, de bois… sur le marché comme cuir alternatif.

Le Conseil a donc demandé à ce que soit respecté le décret 2010-29, relatif à la question et qui établit que l’appellation « cuir » ne peut être attribuée qu‘à la matière issue de la peau animale, transformée pour être rendue imputrescible.

Afin de ne pas confondre, voici un échantillon des différents cuirs que l’on retrouve en maroquinerie, et c’est un artisan parisien qui donne son retour d’expérience sur le sujet.

La maroquinerie francaise - un luxe

Quels sont les principaux types de cuir ?

On pourrait ranger les cuirs par famille, car les méthodes de fabrication ne sont pas les mêmes. De ce fait, au toucher et au regard, chaque matière n’a pas le même aspect et ne propose pas les mêmes sensations.

Le cuir pleine fleur

Une grande partie des vêtements est élaborée à partir du cuir pleine fleur dont les finitions sont multiples : le cuir plongé, cuir nappa (voile), le waxy, le cuir vieilli ou encore le cuir grainé. C’est la matière la plus douce au toucher, mais aussi la plus noble.

Le nubuck

On retrouve principalement le nubuck à partir de la peau d’agneau et de veau, une fois que la fleur est poncée, pour un aspect et rendu velouté. Attention, il ne faut pas confondre avec le daim (cuir velours) qui lui, est prélevé sur la partie intérieure du cuir (dessous de la fleur).

Le cuir vernis

C’est un type de cuir auquel on a recouvert un film chauffé ou plaqué, imperméable, ce qui lui donne cet aspect brillant, un peu métallisé parfois.

Il en existe bien d’autres, et à ce sujet, vous pourrez trouvez plein d’information sur le cuir chez des spécialiste du cuir ou l’Atelier 23/11 qui propose sur son blog, un article détaillé sur les cuirs qui sont utilisés au sein de leur atelier de réparation, situé dans le 16ème arrondissement de Paris.

Maroquinier réparant un sac

Dans les coulisses de l’Atelier 23/11 – atelier de maroquinerie parisien

Au sein de l’Atelier 23/11, on travaille le cuir et uniquement le cuir, à travers la réparation, la restauration et la personnalisation de pièces de maroquinerie, sacs comme accessoires.

Au niveau des types de cuirs, les artisans de l’atelier en possèdent un certain nombre sous de multiples formes : tanné végétal, pleine fleur, grainé, velouté, vernis. Et comme dans cet atelier, les artisans maroquiniers ont la chance de se voir confier des sacs et des accessoires d’exception, ils font le choix de respecter chaque demande et chaque produit afin de réaliser prestation qui leur convient le mieux.

Pour cela il faut choisir le bon cuir, le désépaissir – cette opération s’appelle la refente du cuir, le poncer (pour égaliser les tranches), et le mettre en forme (à l’aide d’âmes et de reliefs).

La France et son amour pour le cuir

La diversité des élevages et leur qualité, associées aux gestes séculaires, ont fait de notre pays un des leaders mondiaux de la filière cuir et notamment par le biais de politiques de transparence et de traçabilité de la chaine des produits.

En effet, la France possède en la matière une véritable tradition made-in-france, un savoir-faire réputé dans le travail du cuir, comme c’est le cas dans cet atelier parisien où l’on travaille le cuir et le respecte. De plus, ce n’est pas un hasard si les grandes maisons de luxe dans la maroquinerie, pour ne pas les citer, sont françaises. Le cuir a grandement contribué à leur notoriété.

Et si vous êtes un homme vous pourrez retrouvez dans cet article des conseils pour choisir votre sac pour homme.

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